Wildlife and the Seasons

Désactivé

Deux périodes, deux enjeux

L’été : le moment pour faire des réserves

En été, la montagne offre à la faune sauvage une période essentielle de reconstitution. La nourriture est plus abondante, les conditions sont plus favorables et les animaux consacrent une grande partie de leur énergie à une seule priorité : constituer les réserves nécessaires pour affronter l’hiver. Dans ce contexte, le dérangement humain joue un rôle souvent sous-estimé. Pris de façon isolée, un dérangement a généralement un impact limité : l’animal entre en vigilance, interrompt brièvement son alimentation, se déplace, puis reprend son activité. Mais si ce dérangement est répété — des dizaines, des centaines, voire des milliers de fois au cours de la saison estivale — l’impact devient clairement significatif. Additionnées sur la durée de l’été, ces interruptions représentent une perte conséquente de temps de nourrissage et donc d’énergie non stockée en prévision des périodes plus rudes. Cet « effet de nombre » est particulièrement critique dans les zones fréquentées.

Préserver la faune en été, c’est donc surtout limiter la répétition des dérangements

Pour cela :

  • Le mieux reste de ne pas chercher à s’approcher des animaux sauvages. Cela leur laisse la possibilité de se déplacer et de se nourrir librement, tout en évitant de donner un exemple qui pourrait inciter d’autres personnes à adopter le même comportement.

  • Pour de belles observations, munissez vous d'une bonne paire de jumelles !

 

L’hiver : réussir à survivre

En hiver, la montagne impose ses lois. Les températures chutent, la neige recouvre les reliefs et les ressources alimentaires se raréfient. Pour la faune sauvage, cette saison représente une période particulièrement critique, où chaque économie d’énergie devient essentielle à la survie. Pour traverser l’hiver, les animaux doivent gérer avec précision leurs réserves énergétiques. Beaucoup réduisent leurs déplacements et recherchent des zones calmes afin de limiter toute dépense inutile. Un dérangement, même bref, peut pourtant rompre cet équilibre fragile. La fuite provoquée par une présence humaine, un chien ou une activité de pleine nature mobilise une énergie précieuse, parfois impossible à reconstituer avant le retour du printemps. Certaines espèces de montagne, comme le tétras-lyre, le lagopède alpin ou le chamois, sont particulièrement sensibles durant cette période. Dans la vallée de Chamonix, certains itinéraires de ski hors-piste traversent cependant des zones d’hivernage sensibles. Sur le versant des Posettes, les tétras-lyres et les chamois sont ainsi fréquemment dérangés. Le vallon de Bérard constitue également une zone d’hivernage connue pour le lagopède alpin et le tétras-lyre.

Préserver la tranquillité de la faune en hiver, c’est donc lui donner les meilleures chances de franchir cette période délicate. 

Pour cela :

  • Rester sur les itinéraires balisés le plus possible

  • Eviter les zones de quiétude identifiées : explorez notre Carte Interactive

  • Limiter les dérangements en restant dans les traces déjà faites